Labo de stratégie mondiale

Mission

Le Labo de stratégie mondiale de l’Université d’Ottawa veut rapprocher la science d’avant-garde et le milieu universitaire afin que les institutions, les outils et les initiatives soient conçus de manière à mieux relever les défis mondiaux les plus pressants. Dirigé par Steven J. Hoffman et situé à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, le Labo s’attaque à trois aspects prioritaires :

  1. Produire des données sur les différentes stratégies mondiales, notamment quand, comment et pourquoi elles peuvent servir à contrer les menaces transétatiques à la santé et les inégalités sociales ;

  2. Élaborer de nouvelles méthodes d’analyse des données empiriques et des mégadonnées afin d’évaluer des stratégies mondiales complexes et d’en tirer de nouvelles idées sur la manière de mettre en œuvre des accords mondiaux après s’être entendus sur les objectifs et les politiques ;

  3. Traduire la recherche en action collective fondée sur des données probantes en travaillant avec les gouvernements, les organisations de la société civile et les organismes internationaux à l’élaboration de leurs stratégies mondiales et en formant la prochaine génération de penseurs et de meneurs en gouvernance, droit et politique mondiale.

Le Labo de stratégie mondiale a été créé en réponse à un monde de plus en plus interdépendant, où la santé et le bien-être sont intimement liés aux circonstances, aux décisions et aux événements qui surviennent dans des lieux lointains et des contextes inconnus. Les épidémies peuvent devenir des pandémies en quelques heures, les médicaments sont fabriqués en suivant des normes multiples, les chaînes d’approvisionnement alimentaire se fondent les unes aux autres et les changements climatiques ne sont toujours pas contrés. Les risques et les avantages possibles de la mondialisation n’ont jamais été plus grands, mais gérer ces risques afin de bénéficier des avantages exige une action collective globale de tous les gouvernements du monde, des organisations de la société civile, des entreprises et des organismes internationaux. La structure des institutions mondiales actuelles semble hélas avoir atteint ses limites. Les outils fondamentaux dont nous disposons pour la gouvernance n’ont pas énormément évolué depuis la codification de la souveraineté étatique en 1648, et ce, malgré des changements en profondeur quant à l’envergure de ce que l’on attend d’eux. Les percées ultra rapides dans les sciences de la santé et la médecine ne se sont pas accompagnées de progrès correspondants dans les mécanismes de gouvernance mondiaux qui sont nécessaires pour les dispenser.

 Aucun groupe unique d’intervenants n’a été en mesure de relever les défis modernes aux multiples facettes. Toutefois, modifier la structure des institutions mondiales s’est révélé difficile au chapitre des politiques. Toute réforme demande temps, ressources, volonté et appuis. Elle exige aussi des connaissances, des compétences et des données au sujet des diverses technologies de changement institutionnel – notamment toute la gamme des stratégies légales, politiques, sociales et économiques – susceptibles d’aider à parvenir aux changements visés.

Le Labo de stratégie mondiale a été spécifiquement conçu de manière à combler cette lacune en matière de connaissances et à compter sur le leadership reconnu de l’Université d’Ottawa à l’échelle internationale en matière d’interdisciplinarité (priorité no 1), de méthodes de recherche (priorité no 2) et de concrétisation des connaissances en action (priorité no 3) ; sa mission, ses priorités et sa façon d’opérer en font donc le premier laboratoire du genre au monde. Le Labo combat les limites en ressources en élaborant de nouvelles méthodes pour étudier les interventions mondiales et former la génération montante sur la manière de les utiliser et d’en profiter.Les cloisonnements traditionnels sont abolis grâce à une grande interdisciplinarité et au travail effectué au cœur même de l’épidémiologie, de la politique en matière de santé, de l’informatique, des relations internationales, du droit, de la médecine, de la science politique, de la sociologie, de la statistique et d’autres disciplines.

Labo réunit des compétences dispersées en réseautant avec des spécialistes reconnus dans leur domaine et en servant de tête de réseau en vue de recherches, de formation et d’initiatives en matière de politique faisant appel à la collaboration de plusieurs centres. En œuvrant avec des partenaires comme Chatham House, Cochrane Collaboration, Harvard Global Health Institute, l’Institut norvégien de santé publique et l’Organisation mondiale de la santé, le Labo élargit son réseau mondial et, par le fait même, peut apporter des contributions au monde entier.

Il est absolument nécessaire et grandement possible de renforcer les stratégies mondiales visant à améliorer la santé et le bien-être à l’échelle mondiale grâce à une synthèse des données recueillies, à de nouvelles approches et à une action collective. Le Labo de stratégie mondiale fera de son mieux pour combler ce besoin et profiter au maximum de la possibilité de créer un avenir plus sain, plus sûr et plus équitable.

Siège 

Le siège social du Labo de stratégie mondiale se trouve à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, qui est la plus grande faculté de droit au Canada et la plus grande faculté de droit bilingue au monde. Située dans la capitale nationale du Canada, à distance de marche du Parlement, de la Cour suprême du Canada, de la Cour fédérale et de la Cour supérieure de justice, la Faculté offre un milieu de recherche et d’enseignement sans pareil.

La Faculté de droit est une faculté polyvalente, avec des forces dans plusieurs disciplines. Plus précisément, la Faculté a des centres d’excellence en droit de l’environnement, en droit international et en droit et technologie. Les étudiants et les universitaires viennent d’un peu partout au Canada et de l’étranger.

Directeur

Steven Hoffman est professeur agrégé de droit et directeur du Labo de stratégie mondiale à l’Université d’Ottawa, et invité en tant que professeur adjoint d’épidémiologie clinique et de biostatistiques (à temps partiel) à l’Université McMaster, professeur auxiliaire auprès du McMaster Health Forum et professeur adjoint invité en santé mondiale de l’Université Harvard. Il est un juriste international, agréé en Ontario et à New York, qui se spécialise en droit de la santé mondiale, en gouvernance mondiale et en aménagement des établissements. Sa recherche intègre des méthodes d’analyse des données empiriques et des mégadonnées en vue d’établir des stratégies réglementaires mondiales qui répondent mieux aux menaces transnationales à la santé, aux inégalités sociales ainsi qu’aux violations des droits de la personne. Les études qu’il a menées par le passé se sont penchées sur l’accès aux médicaments, la résistance aux microbes, l’aide au développement, les mauvais renseignements sur la santé, la santé des mères, les pandémies et le tabac. À l’heure actuelle, il est co-chercheur principal, avec John-Arne Røttingen de l’Institut norvégien de santé publique, d’un important consortium de recherche de 4,6 millions de dollars canadiens, portant le nom de « Strengthening International Collaboration for Capitalizing on Cost-Effective and Life-Saving Commodities (i4C) » (Renforcer la coopération internationale afin de capitaliser sur des produits rentables et d’importance vitale). Il est un chroniqueur régulier de la revue Vox et rédige une chronique intitulée « Burden of Proof » (le fardeau de la preuve) avec la journaliste Julia Belluz.


Steven a œuvré auparavant à titre de gestionnaire de projet pour l’Organisation mondiale de la santé, à Genève en Suisse, et en tant que stagiaire dans le Cabinet du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon à New York, où il offrait un point de vue stratégique et technique sur une foule de questions relatives à la santé mondiale. Il a aussi travaillé dans un cabinet juridique de Toronto qui se spécialise en litige relatif aux questions de propriété intellectuelle transfrontalières, de réglementation des produits de santé et de relations intergouvernementales. Chez Incentives for Mondial Health, une ONG située à l’Université Yale, qui vise à améliorer l’accès mondial aux médicaments, il était chargé de la promotion internationale et de la planification stratégique. Steven a récemment conseillé l’Organisation mondiale de la santé sur la mise au point d’une stratégie mondiale pour la recherche en matière de régimes de santé et il a été l’auteur principal du rapport de synthèse qui a fourni les principes conceptuels de la stratégie. Pendant trois ans, il a réuni un comité consultatif de scientifiques, qui présentait des rapports dans la seule revue hebdomadaire canadienne d’actualité.

Exemples des projets

Strengthening International Collaboration for Capitalizing on Cost-Effective and Life-Saving Commodities (Renforcer la coopération internationale afin de capitaliser sur des produits rentables et d’importance vitale) (i4C). Subvention de 24 661 965 NOK-couronnes norvégiennes (soit l’équivalent de 4,6 millions de $ canadiens) octroyée à Steven J. Hoffman (Co-chercheur principal) et John-Arne Røttingen de juillet 2014 à juin 2018.

Notre principale question de recherche concerne la manière dont on pourrait renforcer la collaboration internationale afin d’accroître les produits rentables et d’importance vitale, en particulier à l’intention des femmes et des enfants les plus pauvres du monde. Nous examinerons cette question en évaluant huit interventions politiques destinées à des institutions de gouvernance de la santé mondiale. Cinq d’entre elles visent à améliorer l’accès mondial à des produits existants, d’importance vitale. Cela consiste à : 1) évaluer l’incidence des accords de libre-échange et de l’harmonisation de la réglementation ; 2) examiner la manière dont les économies émergentes comme le Brésil, l’Inde et la Chine font la promotion de l’accès sur la scène internationale afin que d’autres économies en développement puissent en tirer des leçons ; 3) évaluer les stratégies de défense des intérêts afin de promouvoir l’élaboration de politiques fondées sur des preuves ; 4) évaluer les contributions actuelles et nouvelles de l’architecture de la gouvernance de la santé mondiale en vue d’améliorer l’accès ; et 5) examiner le rôle de mécanismes juridiques internationaux actuels et potentiels. Les autres interventions visent à améliorer la fixation des priorités, le financement et les incitatifs pour l’innovation mondiale de nouveaux produits d’importance vitale. Cela consiste à : 6) dresser un modèle de classification comportant de multiples critères pour des investissements en recherche et développement fondés sur la valeur ; 7) proposer un cadre de détermination des priorités pour les investissements en recherche et développement ; et à 8) examiner la manière dont le problème de résistance antimicrobienne est aggravé  par les lacunes existantes en matière de gouvernance mondiale et la manière dont les réformes peuvent y remédier. Ces interventions représentent des options qui se retrouvent dans les quatre types de dispositifs de gouvernance au niveau mondial, soit les règles internationales (1,5), les normes et discours (2,3), les interventions de marché (6,7), et l’accès aux processus décisionnels internes (4,8). En se fondant sur l’expertise disciplinaire diversifiée de l’équipe de recherche, chaque intervention est évaluée au moyen d’une méthode de sciences sociales adaptée considérée comme la plus appropriée, qu’il s’agisse du modèle économique (6-8), de l'analyse de séries chronologiques interrompues (1,5), d’entrevues et d’analyses de documents (1,2,6,7), d’analyses juridiques (4,5,8), d’analyses de politiques (4,8), d’analyses politiques (2,3,8), de simulations (7), de  sondages (1,6) ou d’examens systématiques (5,7).

Systematic Analysis of Mondial, Regional and National Trends in Tobacco Consumption (1985-2013) and Impact Evaluation of the WHO Framework Convention on Tobacco Control (Analyse systématique des tendances mondiales, régionales et nationales en matière de consommation de tabac (1985-2013) et Évaluation de l'incidence de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac). Subvention de 256 200 $ octroyée par les Instituts de recherche en santé du Canada à Steven J. Hoffman (CP), G. Emmanuel Guindon et Julio Frenk à compter d’avril 2014 à mars 2017.

L’épidémie mondiale de tabagisme, qui cause environ six millions de décès et coûte près de 500 milliards de dollars en dommages économiques chaque année, est la première cause évitable de décès au monde. Malgré les nombreux efforts déployés pour appuyer le contrôle du tabagisme à l’échelle de la planète, il y a encore relativement peu d’information aisément accessible sur la nature de ce fléau à l’échelle mondiale, étant donné que la plupart des bases de données existantes sont limitées à un petit nombre de pays et d’années. L’insuffisance de données facilement accessibles a entravé les efforts déployés pour comprendre l’épidémie de tabagisme et évaluer les conséquences découlant des interventions visant à contrôler le tabagisme. Bon nombre de ces interventions ont démontré leur efficacité au niveau national, cependant on a dans une large mesure tenu leur efficacité pour acquise à l’échelle mondiale. Avec ce projet, nous entendons combler ces lacunes : 1) en examinant et analysant de façon systématique les données mondiales relatives à la consommation de tabac entre 1985 et 2013 ; 2) en créant une base à partir de ces données et en les rendant accessibles au public ; 3) en analysant les tendances mondiales en matière de consommation de produits du tabac selon des facteurs régionaux, d’économie fondée sur les revenus et d’autres facteurs de stratification ; 4) en évaluant les conséquences conditionnelles de la convention-cadre internationale de la lutte antitabac (CCLAT) de 2003 sur les politiques étatiques et la consommation de produits du tabac par le biais d’un concept quasi-expérimental ; 5) en mesurant l’incidence de la CCLAT sur les décès reliés au tabagisme ; et 6) en calculant la rentabilité de la CCLAT en fonction du nombre de vies sauvées par année. Ce projet favorisera une meilleure compréhension de l’épidémie de tabagisme sur de multiples fronts et permettra de dispenser aux décideurs politiques les connaissances dont ils ont besoin pour élaborer des politiques plus éclairées et mieux adaptées parce que fondées sur des preuves et ce, afin d’appuyer les efforts déployés à l’échelle globale pour lutter contre le tabagisme.

Clinique en droit de la santé mondiale

 Dans notre monde de plus en plus mondialisé, des organismes des Nations Unies, des gouvernements nationaux et des organisations de la société civile ont besoin de recherches, d’analyses et de conseils à la fine pointe afin de remédier aux problèmes de santé urgents. Il y a, par conséquent, un besoin manifeste de former la prochaine génération de chefs de file susceptibles d’apporter des contributions tangibles au droit et aux politiques en matière de santé mondiale et ce, de manière innovatrice, collaboratrice et durable.

La Clinique en droit de la santé mondiale représente une possibilité d’apprentissage expérientiel unique en son genre pour les étudiantes et étudiants de l’Université d’Ottawa désireux de se familiariser avec les questions et enjeux qui relèvent du droit et des politiques en matière de santé mondiale. Dans ce cadre, les étudiants mènent des recherches et des analyses et dispensent des conseils pratiques, en temps réel, sur des questions de santé mondiale à l’intention d’organismes des Nations unies, de gouvernements nationaux et d’organisations de la société civile. Cela permet ainsi aux étudiants d’apporter des changements positifs concrets, d’acquérir une expérience pratique, d’avoir accès à des possibilités de carrière, de promouvoir une justice sociale mondiale au moyen d’activités réalisées en équipe et de contribuer à la citoyenneté mondiale.

La Clinique, sous la direction de Steven J. Hoffman et créée dans le cadre de l’initiative qu’est le Labo de stratégie mondiale (LSM), est stratégiquement située à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, laquelle est elle-même logée au cœur de la capitale du Canada. Grâce à ses nombreuses activités de recherche, le LSM a acquis une expérience considérable auprès des organisations nationales et internationales avec qui il œuvre et a ainsi pu bâtir un réseau de partenaires en santé mondiale. En se fondant sur l’expertise des professeurs et du personnel à l’échelle de l’université, les étudiants de la Clinique peuvent ainsi s’enquérir au sujet des enjeux en santé mondiale auprès d’experts dans le domaine tout en travaillant avec des partenaires dans le but de les traiter. Les étudiants de la Clinique tireront également parti de collaborations à l’échelle du campus au sein de la communauté de l’Université d’Ottawa, lesquelles pourraient mener à des collaborations interdisciplinaires avec des groupes comme le Centre for Global Health, le Centre d'engagement mondial et communautaire, le Centre d’études en politiques internationales, et le Centre d’études en gouvernance.

 Possibilités pour les étudiants d’apprendre tout en s’épanouissant

 Dans le cadre de la Clinique, les étudiants ont ainsi l’occasion unique d’appliquer leurs connaissances au monde de la pratique en matière de santé mondiale de toutes sortes de manières innovatrices et créatives. Les étudiants acquièrent de l’expérience en affrontant les contraintes qu’impose nécessairement la réalité, en rédigeant de la documentation destinée à des auditoires externes et en œuvrant aux côtés de dirigeants de haut niveau. Cette possibilité d’apprentissage leur offre en outre un modèle de formation de nature expérientielle et d’engagement communautaire. L’apprentissage et les activités de service permettent aux étudiants de voir de près les recherches de pointe menées au LSM qui se trouvent au cœur même de plusieurs champs d’études disciplinaires et des frontières politiques.

Qui plus est, les étudiants de la Clinique seront en mesure d’explorer diverses options professionnelles dans un milieu qui les encadre tout en apportant d’importantes contributions. En s’appuyant sur un vaste réseau local d’experts en développement international et de santé mondiale dans la capitale nationale, les étudiants peuvent nouer des relations avec des chefs de file de la région (et des employeurs éventuels). Les partenaires proviendront de villes comme Genève, Londres et Washington (D.C.) permettant ainsi aux étudiants d’ouvrir leurs horizons  sur le monde et ses multiples possibilités.

Les étudiants participants au travail de la Clinique obtiennent six crédits de cours à l’Université d’Ottawa (trois crédits par session) afin qu’ils puissent bénéficier du temps et de l’espace intellectuel suffisants pour apporter des contributions significatives.

 Exemples de projets que la Clinique pourrait entreprendre

 Les enjeux qui surgissent sur la scène internationale sont en constante évolution, et la Clinique choisit ses dossiers en fonction de ces changements. Voici le genre de projets auxquels elle pourrait contribuer :

  • Travailler de pair avec le bureau du Secrétaire général des Nations Unies afin d’améliorer l’efficacité de la réponse à des épidémies émergentes, comme celle du virus Ebola
  • Appuyer les réformes de la gouvernance interne de l’Organisation mondiale de la Santé
  • Participer, avec des gouvernements étrangers, à l’élaboration d’un traité sur la résistance aux antimicrobiens
  • Réformer le Régime canadien d’accès aux médicaments en collaboration avec le gouvernement fédéral canadien
  • Protéger la santé dans les accords de libre-échange, en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada

 Questions logistiques et administratives

 La Clinique consiste en un cours de six crédits étalé sur deux sessions. Les étudiants, en équipe de quatre ou cinq, agiront en tant qu’experts-conseils auprès de « clients » de la fonction publique, soigneusement sélectionnés, afin de les aider à formuler les difficultés auxquelles ils se heurtent en matière de santé mondiale. Dans le cadre de ce cours, les étudiants acquerront une meilleure compréhension de la situation, proposeront des solutions innovantes, et évalueront les facteurs de mise œuvre de chacune de ces solutions. Des organismes admissibles à un projet de partenariat seront désignés par le directeur de la Clinique et sélectionnés en fonction de leurs besoins, afin que les étudiants bénéficient d’une expérience d’apprentissage enrichissante et puissent contribuer de façon significative à l’accomplissement de la mission de service public des organismes partenaires.

 Le cours comprend des séminaires et des ateliers, qui permettront aux étudiants de concilier la nécessité de faire de nouveaux apprentissages, d’échanger leur expérience sur la mise en application de ce nouveau contenu, et de favoriser  la coopération. Les séminaires sont axés sur des lectures, des discussions approfondies et des analyses critiques. Grâce à ce volet du cours, les étudiants acquerront des connaissances et des habiletés qui les prépareront à travailler efficacement dans le cadre de partenariats. Les principaux sujets abordés sont tirés des domaines que sont le droit international, la santé mondiale, la conception institutionnelle, la réglementation, la défense de droits, l’évaluation de l’incidence, et l’analyse des politiques. Les ateliers donnent aux équipes d’étudiants la possibilité de présenter des recherches en cours ainsi que les analyses qu’elles auront menées afin d’aider une organisation partenaire, de solliciter une rétroaction auprès de leurs pairs, de réfléchir à des méthodes inédites/de rechange et d’enrichir le travail accompli par les autres équipes. Ces ateliers peuvent également être ouverts à des étudiants d’autres facultés en vue d’offrir aux étudiants qui suivent des cours principaux un point de vue interdisciplinaire.

Consortium sur le renforcement de la coopération internationale afin de capitaliser sur des produits rentables et d’importance vitale (i4C)

Le Labo de stratégie mondiale @ uOttawa et le Norwegian Institute of Public Health ont uni leurs forces afin de lancer un consortium de chercheurs et d’institutions partenaires axé sur le « renforcement de la coopération internationale afin de capitaliser sur des produits rentables et d’importance vitale (i4C) ». Grâce à une subvention de fonctionnement de quatre ans de l’ordre de 24 662 003 couronnes norvégiennes (soit environ 4,6 millions en dollars canadiens) octroyée par le Research Council of Norway et un cofinancement obtenu auprès d’autres institutions, une équipe mondialement intégrée réalise cet objectif en évaluant huit interventions politiques destinées à des institutions de gouvernance de la santé mondiale. Cinq d’entre elles visent à améliorer l’accès mondial à des produits existants, d’importance vitale. Cela consiste à : 1) évaluer l’incidence des accords de libre-échange et de l’harmonisation de la réglementation ; 2) examiner la manière dont les économies émergentes comme le Brésil, l’Inde et la Chine font la promotion de l’accès sur la scène internationale afin que d’autres économies en développement puissent en tirer des leçons ; 3) évaluer les stratégies de défense des intérêts afin de promouvoir l’élaboration de politiques fondées sur des preuves ; 4) évaluer les contributions actuelles et nouvelles de l’architecture de la gouvernance de la santé mondiale en vue d’améliorer l’accès ; et 5) examiner le rôle de mécanismes juridiques internationaux actuels et potentiels. Trois autres interventions visent à améliorer la fixation des priorités, le financement et les incitatifs pour l’innovation mondiale de nouveaux produits d’importance vitale. Cela consiste : 6) à dresser un modèle de classification comportant de multiples critères pour des investissements en recherche et développement fondés sur la valeur ; 7) à proposer un cadre de détermination des priorités pour les investissements en recherche et développement ; et 8) à examiner la manière dont le problème de résistance antimicrobienne est aggravé  par les lacunes existantes en matière de gouvernance mondiale et la manière dont les réformes peuvent y remédier. Ces interventions représentent des options qui se retrouvent dans les quatre types de dispositifs de gouvernance au niveau mondial, soit les règles internationales (1,5), les normes et discours (2,3), les interventions de marché (6,7), et l’accès aux processus décisionnels internes (4,8). En se fondant sur l’expertise disciplinaire diversifiée de l’équipe de recherche, chaque intervention est évaluée au moyen d’une méthode de sciences sociales adaptée et jugée la plus appropriée, qu’il s’agisse du modèle économique (6-8), de l'analyse de séries chronologiques interrompues (1,5), d’entrevues et d’analyses de documents (1,2,6,7), d’analyses juridiques (4,5,8), d’analyses de politiques (4,8), d’analyses politiques (2,3,8), de simulations (7), de sondages (1,6) ou d’examens systématiques (5,7).